Recettes de jus

Tchin… un jus concombre épinard kiwi l


J’ai un petit nouveau dans ma cuisine, j’ai nommé mon extracteur de jus ! J’avais très envie d’un extracteur de jus, mais le prix me rebutait un peu. Et là… je l’ai carrément gagné ! Je suis donc ravie, et convaincue des bienfaits des jus : obtenir le maximum de nutriments avec un procédé de digestion minimum. Un jus se digère en une demie heure, et les légumes, à cause des fibres, mettent plus de temps. D’ailleurs, les sucs gastriques détruisent une partie des vitamines et minéraux, ce qui n’est pas le cas s’il y a une production moindre de sucs (qui par le fait ne sont pas produits si le corps n’envoie pas le signal au cerveau comme quoi il y a du solide et fibreux à digérer). L’énergie de la digestion est mise à profit non pour gérer les fibres mais pour assimiler pleinement les nutriments et régénérer le corps.
Il est donc judicieux de consommer le jus en dehors des repas – ou faire un repas de jus.
En ce qui me concerne, j’adore croquer les légumes crus, mais les jus sont très intéressants pour le processus régénératif des personnes affaiblies – ou comme coup de pouce dans la diète d’un individu qui digérerait et assimilerait sans problème les nutriments. Il faut dire que nos fruits et légumes d’aujourd’hui sont tellement affaiblis eux-mêmes que leurs capacités nutritionnelles sont bien moins fortes qu’il y a quelques siècles. Le jus permet de faire un concentré de vitamines et de minéraux sans se surcharger l’estomac de paquets de fibres et sans lancer un réel processus digestif.

Du coup, bien que nous soyons encore en hiver et que je me sente refroidie après l’absorption de jus, je ne peux résister au plaisir de faire des tests… Aujourd’hui, un jus de concombre épinard kiwi avec un peu de persil, pour un joli jus vert !
Bon, il y a des carottes sur la photo mais c’est juste parce qu’elles faisaient partie de mon dîner, rien à voir avec ce jus.
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Les bienfaits des aliments de ce jus

Le concombre
Le concombre a des propriétés antioxydantes… à condition de ne pas l’éplucher ! Les études montrent en effet que la peau du concombre contient des composés phénoliques ayant une légère activité antioxydante. Le concombre est cultivé généralement avec peu de pesticides, le manger entier présente donc peu de risques pour la santé, mais si possible évidemment, achetez-le bio. La peau du concombre contient une protéine appelée peroxydase, et selon une étude publiée en 2002, cette peroxydase pourrait réduire le cholestérol et les triglycérides, diminuant ainsi le risque de maladies cardiovasculaires . Elle aurait également des vertus anti-diabète par diminution du taux de glucose dans le sang et serait capable de protéger certains tissus de l’oxydation (A noter que le potentiel antioxydant du concombre reste bien moins important que celui d’autres légumes comme le poivron, le brocoli ou le chou). Son intérêt est également d’être très peu calorique et riche en eau (97%), ce qui en fait un allié minceur de premier choix.

L’épinard
L’épinard est un des aliments les plus riches en antioxydants protecteurs (vitamines C et E, provitamine A et lutéine) qui aident notre organisme à lutter contre les radicaux libres en excès – c’est donc un allié incontestable pour une belle peau et une bonne mine. C’est aussi un des aliments les plus impliqués dans la lutte contre le cancer (notamment sein et côlon). L’épinard est également riche en vitamine B9, en carotène, en sélénium et en magnésium. De plus, il donne une belle couleur verte aux jus, malgré un goût qui se fait très discret – bien pratique donc.

Le kiwi
Fruit à la couleur et à la texture atypique, le kiwi est riche en vitamines C et K. Il est aussi une source de vitamine B9, nutriment essentiel au bon fonctionnement du système immunitaire (parfait pour l’hiver). Le kiwi amène une diminution de l’agrégation plaquettaire ainsi qu’une diminution des triglycérides sanguins, qui sont deux facteurs de risque associés aux maladies cardiovasculaires. La consommation régulière de kiwis pourrait aussi contribuer à améliorer le profil lipidique (rapport entre bon et mauvais cholestérol). Le kiwi renferme de nombreux composés phénoliques, dont les acides phénoliques, les flavanes, les procyanidines et les flavonols. Ces composés possèdent des propriétés antioxydantes et le kiwi peut donc contribuer à prévenir l’apparition de plusieurs maladies, dont certains cancers, les maladies cardiovasculaires et diverses maladies chroniques en neutralisant les radicaux libres du corps.

Le persil
Parfait pour ajouter couleur et goût, il est riche en vitamines A, B9, C, E, K et source de plusieurs minéraux : fer, calcium, potassium et manganèse. C’est un puissant anti oxydant, et contient également une bonne proportion de fibres.
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La recette du jus concombre épinards kiwi

Ingrédients (Pour un verre)
– un kiwi
– une belle poignée de pousses d’épinards frais
– un demi concombre bio*
– quelques brins de persil
* Il est évidemment préférable de ne consommer que des produits issus de l’agriculture biologique, mais c’est d’autant plus vrai si vous faites des jus que vous souhaitez le plus nutritifs possible : ainsi, on ne retire pas la peau et on profite de tous les bienfaits des aliments.

Préparation
– Lavez le concombre et coupez-le en dés. Lavez les épinards à l’eau claire et coupez les au couteau sur une planche (ou avec les mains). Épluchez le kiwi et coupez-le en petits morceaux. Lavez le persil.
– Mélangez l’ensemble dans un récipient et passez-en le contenu au fur et à mesure dans un extracteur de jus ou une centrifugeuse.

Tchin & peas and love !

ptitpois

Gratins soupes et purées

Miam… un gratin butternut châtaigne !

Pour changer de la soupe ou de la purée de courge, aujourd’hui je vous propose un petit gratin, pour toujours plus de saveurs ! Je ne me lasse décidément pas du goût incomparable de la courge butternut, et je porte toujours autant les châtaignes dans mon cœur, le tout passé au four pour que les différentes saveurs se marient bien entre elles… et hop, un petit plat pour un hiver qui touche décidément à sa faim fin ! Eh oui, on avait 16°C aujourd’hui… est-ce que c’est un temps à faire du gratin, franchement ?!

(Vous avez ici mon astuce de cuisson pour apprécier pleinement votre gratin : le préparer plusieurs heures à l’avance.)
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Gratin butternut châtaignes

Ingrédients (pour 4 personnes)
– une courge butternut (plus ou moins 1kg)
– 400g de marrons « au naturel », cuits
– un oignon
– 20 cl de crème de soja cuisine
– sel, poivre
– levure maltée (+/- 4 CS bombées)
– ½ cc de mélange quatre épices
– ½ bouillon cube
– huile pour la cuisson

Préparation
– Émincez l’oignon et mettez-le à revenir dans une grande casserole ou un faitout avec un peu d’huile.
– Épluchez la courge butternut (tant bien que mal) et coupez-la en rondelles moyennes.
– Mettez la courge à cuire dans la casserole et ajoutez un demi verre d’eau, les épices et le bouillon cube. Laissez cuire 10 minutes en remuant de temps en temps.
– Préchauffez votre four à 200°C.
– Ajoutez les marrons dans la casserole et laissez à nouveau cuire 10 minutes à couvert, tout en remuant de temps à autre et en ajoutant une tombée d’eau si ça commence à attacher. L’ensemble doit être cuit et presque fondant (bon, même si c’est un poil trop cuit (c’est à dire, vraiment fondant), ce n’est pas si grave).
– Dans un plat allant au four, disposez uniformément le contenu de la casserole. Couvrez avec la crème de soja et parsemez de levure maltée.
– Enfournez pour 20 minutes sur le haut du fout (le dessus doit être gratiné). Selon les fours, surveillez sur la fin de cuisson afin que ça ne brûle pas.
– Laissez refroidir et dégustez.

Bon appétit & peas ‘nd love !

ptitpois

Trucs et astuces

La cuisson des céréales

Quelque chose de chouette quand je suis devenue végétarienne puis vegan, c’est la découverte de plein de céréales que je n’utilisais pas du tout avant ça (ce qui est en fait super dommage, on peut intégrer toutes ces céréales à n’importe quel type d’alimentation (hormis le sans gluten pour certaines graines). A vrai dire, je ne les connaissais que de nom, croisés dans la littérature du XIXeme. On gagnerait pourtant beaucoup à consommer davantage de céréales, au lieu des traditionnelles pâtes et riz blanc. Le temps de cuisson est généralement plus long mais d’une part, pas systématiquement, et de deux, ça en vaut vraiment la peine : elles sont beaucoup plus intéressantes sur le plan nutritionnel car moins « travaillées » et raffinées. Elles sont satiétogènes, améliorent le transit et il semblerait de plus qu’elles augmentent le métabolisme basal. Ok, vous aurez peut-être l’air de végé-bobo-écolo quand vous proposerez une salade duo de quinoas roquette noisettes et pignons de pin en lieu et place d’un jambon coquillette, mais franchement hein, qui c’est qui a le plus la classe ?
Je vous indique ici les modes de préparation et temps de cuisson des céréales les plus utilisées.
Testé et approuvé !

Conseils divers

 On compte un volume de céréales sèches et non après rinçage ou trempage.
• Le temps de cuisson se compte à partir du moment où on a porté ou reporté l’eau à ébullition.
• Vérifiez les temps de cuisson indiqués sur vos paquets. Parfois les céréales sont précuites ou décortiquées, ce qui peut changer le temps de cuisson que je rapporte ici.
• Vous pouvez cuire ces céréales avec des herbes aromatiques ou des bouillons cubes pour assaisonner.
• Ajouter 10cm d’algue kombu peut permettre de raccourcir la cuisson de quelques minutes.
• Pour les cuissons longues (plus de 20 minutes), il est conseillé de bien surveiller la fin de cuisson car il peut être nécessaire de réajuster la quantité d’eau afin que la graine ne brûle ni n’attache.
•  Pour une absorption maximale des protéines, il est conseillé de consommer 2/3 de céréales pour 1/3 de légumineuses. Honnêtement je ne calcule jamais aussi précisément, mais vous ne pourrez pas dire que je n’ai pas fait passer l’info !


epeautre

Le petit épeautre
Un volume d’épeautre pour deux volumes d’eau.
Trempage :  Idéalement, faites-le tremper une nuit dans un grand volume l’eau – cela diminuera le temps de cuisson d’environ dix minutes et baissera son taux d’acide phytique (qui nuit à l’absorption du calcium).
Le lendemain, égouttez et rincez soigneusement l’épeautre. Faites bouillir l’eau dans une casserole et jetez-y la céréale. Salez et laissez cuire de 45 minutes à 1h (selon que l’épeautre ait trempé ou non). Coupez le feu, couvrez la casserole et laissez gonfler l’épeautre pendant une dizaine de minutes.


orge

L’orge
Un volume d’orge pour deux volumes d’eau.
trempage : idéalement une nuit
Mettez l’orge dans une casserole et couvrez-le d’eau froide. Portez l’eau à ébullition, salez et laissez cuire à tout petit bouillon pendant 30 minutes, jusqu’à ce que l’orge ait absorbé toute l’eau (au moins 45 minutes sans trempage). Coupez le feu, couvrez la casserole et laisser reposer un quart d’heure sans remuer.


sarrasin

Le sarrasin
Un volume de sarrasin pour  deux volumes d’eau
Pas de trempage (mais rincez-le à l’eau courante)
Portez l’eau à ébullition dans une casserole et ajoutez le sarrasin. Baissez le feu, salez et laissez cuire le sarrasin pendant dix minutes. Coupez le feu, couvrez la casserole et laissez gonfler 1/4 d’heure. La cuisson est terminée lorsque le grain est cuit mais encore ferme sous la dent.


rice-grains

Le riz blanc
Un volume d’eau pour deux à trois volumes d’eau
Pas de trempage, mais rincez-le à l’eau courante.
Porter l’eau d’une casserole à ébullition et ajoutez le riz. Laissez cuire à petit feu pendant 15 minutes environ (selon les types le temps de cuisson varie, fiez-vous aux indications sur le paquet).


riz-complet

Le riz complet
Un volume d’eau pour deux à trois volumes d’eau.
Pas de trempages, mais rincez-le à l’eau courante.
Porter l’eau d’une casserole à ébullition et ajoutez le riz. Laissez cuire à petit feu pendant 45 minutes environ.


 

boulgout

Le boulgour
Un volume de boulgour pour deux volumes d’eau.
Pas de trempage (mais rincez-le à l’eau courante)
Portez l’eau à ébullition dans une casserole. Jetez-y le boulgour, baissez le feu, salez et laissez cuire jusqu’à ce que la céréale ait absorbé l’eau (de 10 à 15 minutes)


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Le quinoa (blanc ou rouge)
Un volume de quinoa pour deux volumes d’eau.
Pas de trempage (mais rincez-le à l’eau courante, très soigneusement)
Portez l’eau à ébullition dans une casserole et ajoutez le quinoa. Baissez le feu, salez et laissez le quinoa absorber l’eau (10 à 15 minutes). Coupez le feu, couvrez la casserole et laissez gonfler une petite dizaine de minutes.


millet

Le millet
Un volume de millet pour deux à trois volumes d’eau.
Pas de trempage, mais rincez-le à l’eau courante.
Portez l’eau à ébullition dans une casserole. Ajoutez le millet, baissez le feu, salez et laissez cuire 20 minutes environ.
Variante : laissez cuire 10 minutes puis coupez le feu, couvrez et laissez gonfler 20 minutes.  (je préfère la première façon).


kamut

Le kamut
Un volume d’eau pour quatre volumes d’eau.
Trempage : une nuit.
Portez l’eau à ébullition dans une casserole, ajoutez le millet. Baissez le feu, salez et laissez cuire au moins une heure. (la cuisson est terminée lorsque le grain est cuit mais encore ferme sous la dent)


 

polenta

La polenta
Un volume de polenta pour quatre volumes d’eau.
Portez l’eau à ébullition dans une casserole. Salez et jetez la polenta en pluie, en remuant bien avec un fouet pour éviter les grumeaux. Baissez le feu et laissez cuire la polenta 15 minutes environ (fiez-vous aux indications sur le paquet, le temps de cuisson peut changer significativement selon la mouture de la graine.) Elle est cuite lorsqu’elle se détache des bords de la casserole et qu’elle suit le mouvement de la cuillère. Gardez de l’eau très chaude à côté de vous dans l’éventualité où vous la cuiriez par mégarde un peu trop longtemps, pour pouvoir la rediluer.
Variante : vous pouvez utiliser un mélange 50% d’eau et 50% de lait, et ajouter une noix de margarine sur la fin de cuisson.


 

semoule

La semoule de blé
Un volume de semoule pour un volume d’eau.
Mettez un volume de semoule dans un récipient. Portez à ébullition le volume d’eau (salée) et versez-le immédiatement sur la semoule. Mélangez avec une fourchette deux ou trois fois jusqu’à ce que la semoule soit cuite – 5 minutes.
Variante : mettez un (demi) bouillon cube dans l’eau avant de la verser sur la semoule, selon l’assaisonnera très agréablement. Une fois l’eau et la semoule mélangées, vous pouvez mettre une noix de margarine  ou un filet d’huile d’olive.


 

Gratins soupes et purées·Recettes salées

Miam… de la béchamel végane !


J
e parle de gratins, je parle de gratins… il faut donc que je donne une recette de béchamel ! On peut s’en tirer en versant de la crème de soja sur le dessus, mais une vraie béchamel c’est toujours mieux – et que dire quand elle ne contient aucun produit d’origine animale !
Cette sauce sera parfaite pour napper les gratins ou dans les lasagnes.

Un peu d’histoire, c’est toujours chouette :  la sauce béchamel , d’abord nommée »béchamelle » puis lexicalement inscrite « béchamel », fut baptisée ainsi en l’honneur de Louis de Béchameil, marquis de Nointel et (surtout) maître d’hôtel du roi Louis XIV, qui en a perfectionné la recette.

Béchamel végane

Ingrédients
– 3/4 de litre de lait végétal (soja)
[vous pouvez utiliser un mélange mi-eau, mi-lait]
– 80g de farine
– 8cl d’huile d’olive (ou colza, ou encore de la margarine)
– une pincée de sel
– une pincée de poivre
– une tombée de noix de muscade

Préparation
– Faites chauffer l’huile dans une casserole.
– Ajoutez la farine et mélangez bien.
– Délayez petit à petit avec le lait végétal, tout en remuant bien entre chaque ajout pour éviter les grumeaux.
– Laissez cuire à feu moyen sans cesser de mélanger afin que la sauce épaississe.
– Pour finir, ajoutez le sel, le poivre et la muscade à votre convenance.

Bon appétit & peas and love !

Trucs et astuces

Trucs et astuces : comment optimiser le goût de ses gratins !

La préparation des gratins.

On est en hiver, la période des gratins par excellence. Je vais donc vous indiquer un p’tit truc sur les gratins, afin de les apprécier au mieux.

Je conseille vraiment de préparer le gratin deux à trois heures avant de le manger. Ou 12h, ou 24h avant d’ailleurs, mais enfin, idéalement, ne préparez pas votre gratin dans le but de le manger dans la foulée, dix minutes après l’avoir extrait du four.
Car un bon gratin est un gratin qu’on savoure tiède ou qu’on réchauffe, mais certainement pas celui qu’on sort bouillant du four et qu’on mange en ayant l’impression d’être des nains à Forgefer, les larmes aux yeux et en soufflant dessus comme si on voulait refroidir une épée qui vient d’être forgée. Se brûler la langue, ça n’est pas agréable. Déjà ça fait mal, et en plus on atomise les papilles pour plusieurs heures – quand ce n’est pas carrément un jour ou deux. Ce qui, tout le monde en conviendra, n’est pas terrible pour percevoir ensuite les goûts…
Quand bien même vous n’auriez pas brûlé vos papilles sur ce gratin trop chaud, il faut savoir que les aliments trop chauds ne permettent pas aux goûts de se diffuser et d’être pleinement appréciés par les papilles, justement parce qu’ils les « anesthésient », même si on ne va pas jusqu’à la brûlure franche. Toute la bouche est sensible aux différentes saveurs (contrairement à ce qui a pu être dit par certains scientifiques, comme quoi la carte des saveur de la langue obéirait une répartition des goûts : sucré devant, salé au fond, amer sur le côté, gna gna gna. Non, toutes les papilles perçoivent presque uniformément tous les types de goûts* (avec une large acuité et préférence pour le sucré et le salé, ne nous leurrons pas), donc manger « du bout de la langue », c’est un peu du gâchis. Il vaut mieux manger tiède ou à peine chaud, histoire de bien en profiter.
D’ailleurs, lorsque le gratin est trop chaud, les parts qu’on sert ne se tiennent pas, font « sploutch » dans l’assiette ou le bol. Ce n’est pas très esthétique, ça se mange mal à la fourchette, et ça se répand dans le plat. Une autre bonne raison de le laisser refroidir un peu (voire complètement, car quand on le réchauffe, il ne reprend pas cette texture très liquide).

Donc, mieux vaut préparer son gratin un peu à l’avance et le laisser tranquillement dans le four tiède (puis froid), où les saveurs continueront de diffuser et de se marier les unes aux autres. On leur laisse une petite lune de miel après leur brûlante nuit de noce à 200°C. Eh, qui a dit que la cuisine n’était pas une affaire d’amour ?

Et s’il ne fait pas spécialement chaud, le conserver 24h au four au lieu du frigo ne pose aucun problème (les joies du végétal!)

* Je conseille à ce propos l’excellent livre de Michael Moss (prix Pulitzer), Sucre sel et matières grasses, comment les industriels nous rendent-ils accros ? qui vaut son pesant de cacahuètes.
* L’image illustrant cet article vient du blog Vie en vegan, qui nous propose ici un gratin de légumes tout à fait affriolant.

Poêlées·Recettes salées

Miam… du blé et des haricots rouges tomate champignons à la mexicaine !

Une poêlée goûteuse aux saveurs mexicaines et aux multiples textures, miam ! Même si le poivron n’est pas tellement de saison, j’avais envie d’un plat rapide et simple d’inspiration mexicaine; aussitôt dit, aussitôt fait. L’association blé haricots rouge est tout simplement parfait, surtout lorsqu’on la rehausse avec des épices de type piments, cumin, coriandre, paprika, sésame. J’aime tellement cuisiner avec des épices, c’est vraiment ce qui fait la différence entre un plat qu’on mange comme ça et quelque chose qu’on savoure pleinement.

Poêlée mexicaine de blé aux poivrons, champignon et haricots rouges

Ingrédients
– un beau poivron rouge
– 1/2 boite de haricots rouges (125g environ)
– un oignon
– deux beaux champignons de Paris
– deux poignée de blé cuisson rapide (type ebly)
– 4 CS de coulis de tomate
– épices mexicaines / à chili
– sel

Préparation
– Émincez l’oignon. Mettez-le à revenir dans une poêle avec un peu d’huile.
– Lavez et coupez le poivron en petits dés, lavez et émincez les champignons.
– Ajoutez les poivrons et les champignons dans la poêle, éventuellement avec un peu d’eau pour le déglaçage. Salez, ajoutez les épices et laissez cuire une dizaine de minutes.
– Ajoutez le blé avec le coulis de tomate, les haricots rouges (égouttés et rincés) et un verre d’eau. Laissez le blé absorber l’eau – 10 minutes environ. Lorsque la poêlée a bien réduit, coupez le feu.

Variante : vous pouvez mettre davantage de coulis de tomate pour une poêlée plus onctueuse, que vous pourrez déguster en la sauçant avec du cornbread.

Bon appétit & Peas and love !

ptitpois

Bla bla informatif

Le fer

fer-vegetal

Quand on est végétarien ou végétalien, on entend beaucoup (trop) parler des carences, surtout en fer et en B12. La remarque numéro deux qu’on nous fait à nous végéta*iens porte sur lesdites supposées carences (la première étant bien sûr « où trouvez-vous vos protéines. J’y consacrerai un article, plus tard).
Aujourd’hui, je vais aujourd’hui surtout aborder la carence en fer ou anémie, qui cause de la fatigue, une pâleur de teint, de la tachycardie, des vertiges.

Il faut avant tout savoir qu’une bonne partie de la population (globalement entre 20 et 40%), tout régime alimentaire confondu présente des carences alimentaires, que ce soit en fer, en magnésium, en vitamine D, en potassium, et même en b12… un check-up annuel est toujours le bienvenu, quel que soit votre régime alimentaire.
L’ironie de la chose, c’est que les végétariens, végétaliens et véganes sont plus soucieux de ce qu’ils mangent, de leur bien-être et de leur santé et sont donc par là même moins carencés que la plupart des omnivores qui assez souvent ont un régime peu varié, trop pauvres en végétaux et trop riches en glucides simples !

Le fer, donc. Il y a du fer dans les chairs animales, dit fer héminique. Il est absorbé à hauteur de 10 à 30% par notre organisme.
Le fer des végétaux, produits laitiers, légumes secs et céréales est dit non-héminique. Seulement 1 à 5% l sont assimilables par l’organisme ; le risque de carence est donc un peu plus élevé effectivement lorsqu’on restreint l’apport de fer via les végétaux. (cela dit, il faut noter que l’excès de fer, ça existe aussi, et ce n’est pas souhaitable du tout…)
Les apports nutritionnels recommandés pour une femme adulte sont de  18 mg par jour.
Les apports nutritionnels recommandés pour un homme adulte sont de  8 mg par jour.

Population à risque : les femmes qui ont leurs règles sont, du fait de la perte de sang, plus sujettes à des carences en fer.
Les donneurs de sang doivent également être vigilants, puisque le sang qu’ils donnent est chargé de fer.
Alors quand comme moi on est une végane non ménopausée et qui donne son sang tous les deux mois… On se retrouve facilement en carence de fer !
Mais peut-être m’avez-vous assez cernée pour deviner que je préfère donner mon sang et ne pas causer de souffrance aux animaux… il y a de toute façon des alternatives.

Bon à savoir concernant l’apport de nutriments (et de médicaments…) par les animaux consommés par les omnivores.
Il est important de savoir de toute façon que les animaux qui sont consommés par l’homme sont bourrés de médicaments et compléments alimentaires, car leur alimentation est trop peu diversifiée et trop pleine de « remplissage vide » (sans compter leurs conditions de vie très souvent insalubres) pour qu’ils soient en (relative) bonne santé et sans (trop de) carences majeures. Donc, on leur donne des tonnes de compléments et de médicaments afin qu’ils tiennent à peu près debout jusqu’à l’abattage et qu’ils aient les nutriments qui sont nécessaires aux omnivores (entre 60 et 80% des vitamines et antibiotiques fabriqués sont à destination du bétail !) En fait, pour simplifier, l’animal est un « emballage » de vitamines (et de médicaments, perturbateurs endocriniens, etc…).
Je préfère prendre moi-même les compléments dont j’ai besoin, sans les médicaments utilisés par les éleveurs parce que le pis de leurs vaches ou les pattes de leurs poulets sont infectés…
Après on s’étonne de nos résistances ou allergies aux antibiotiques !
* encore une fois, je rappelle que l’élevage intensif concerne 95 à 99% de la viande consommée. La viande que vous achetez chez le petit boucher du coin PEUT TOUT A FAIT être de la viande INDUSTRIELLE.

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Une fois qu’on sait que le fer peut être une carence envisageable, on peut y remédier facilement.

Consommer des aliments végétaliens riches en fer. Algue de dulse, ortie, sésame, graines de chanvre, de citrouille, de chia, de lin, de tournesol, thym, poudre de curry, haricots de soja, haricots blancs, amandes, tofu, noisettes, lentilles, topinambours…
Et même les épinards ! Pas autant que ce que notre ami Popeye voulait nous faire gober, mais quand même, il y en a un peu !
Fun fact : Von Wolf, un biochimiste allemand, se trompa en recensant 27 mg de fer pour 100g au lieu de 2,7 mg de fer pour 100g d’épinards. En fait cet andouille a juste oublié la virgule. Et bim, la légende des épinards pleins de fer était née, et perdure encore aujourd’hui, malgré les rectifications officielles qui ont été faites.

• Consommer des compléments en fer. On en trouve de toutes sorts en pharmacie, remboursés ou non selon si cela vous a été prescrit par votre médecin.
Je consomme pour ma part de la spiruline en comprimé – je n’aime pas spécialement le goût de la poudre de spiruline et je trouve pratique le format comprimé.
Certains disent en plissant le nez « moui en fait vous prenez des compléments, c’est un peu nul, gna gna ». Je rappelle que finalement, les omnivores prennent des compléments via les animaux qu’ils mangent. Je ne trouve pas ça mieux du tout.

• Il faut savoir que le fer s’absorbe de façon optimale avec la vitamine C. Mon combo à moi est donc, le matin à jeûn, mon jus de citron et deux comprimés de spiruline (un mois sur deux pour la spiruline… mais jus de citron toute l’année !).
• Il faut également savoir que le tanin et les polyphénols nuisent à l’absorption du fer. Il est conseillé d’attendre une à deux heures après le repas pour boire du thé.