Végétarien, végétalien, vegan ?

Je vais essayer d’être claire et concise sur le sujet, même s’il y a beaucoup à dire. Car ce blog n’est pas « juste » un blog de cuisine, parce qu’il est centré sur la nourriture vegan, ce qui est en soi un acte humain et politique (au sens large du terme, évidemment). Cet article sera par essence incomplet, mais je vous y indique les pistes de réflexions majeures et des liens qui vous permettront d’en savoir davantage. S’il restait des choses dont vous vouliez parler, la section commentaires est prévue à cet effet et je m’efforcerai de répondre au mieux.

D’abord, s’il vous plaît, si vous êtes omnivore et que vous ne l’avez pas encore fait, regardez Earthlings. On ne peut pas parler du sujet du végéta*isme avec des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Je ne me permets pas de promouvoir ce mode de vie et a fortiori d’écrire cet article en me basant sur du vent, des sentiments ou sur des intuitions. Je désire que nous parlions de faits, et Earthlings est pour ceci un incontournable. C’est un documentaire difficile à visionner, parce qu’il montre le véritable visage de l’alimentation carnée, dans tout ce qu’elle a de cru et d’inhumain [quoi que ce terme puisse vouloir dire… car les bêtes ne se comporteraient jamais de la sorte].
Que les choses soient claires et les bonnes bases établies avant de continuer cet article : Les animaux ressentent la douleur. Les animaux aspirent au bien-être, les animaux veulent vivre. A ce titre, les animaux sont très exactement semblables aux humains. (C’est le conatus de Spinoza, comme qui dirait).

Il arrive très fréquemment que les gens trouvent DES TAS d’excuses pour ne pas être végétaliens ou véganes.
Ici, vous trouverez les principales objections des  omnivores et donc des spécistes* pour manger ou exploiter les animaux. Et en réponse, toutes les raisons qui vont vous expliquer que ce sont des objections non rationnelles. Encore une fois, il n’y a pas « plusieurs vérités ». Il y a une vérité, et des FAITS.

Le spécisme, ou l’hypocrisie des gens qui « adorent les animaux », idolâtrent leur chien et mangent du bœuf. Droits dans leurs bottes les gars !
le spécisme est la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce et le traitement discriminatoire qui en découle, notamment à l’encontre des animaux d’élevage, destinés à l’expérimentation ou considérés comme nuisibles. Il en résulte très souvent une dissonance cognitive.
La dissonance cognitive, c’est quand une personne qui se trouve confrontée simultanément à des informations, opinions, comportements ou croyances qui la concernent directement et qui sont incompatibles entre elles, ressent un état de tension désagréable. Exemple : aimer la viande mais voir une vilaine vidéo d’abattoirs. Cet état, dit de « dissonance cognitive » qui se situe au niveau psychique, conduit la personne à développer des stratégies inconscientes ayant pour but de réduire la dissonance et de se rapprocher de l’état inverse dit de « consonance positive ». Exemple pour se débarrasser de la dissonance cognitive à l’aide d’arguments-leurre : « cette vidéo est un faux », « tous les abattoirs ne sont sans doute pas comme ça », « les animaux ne doivent de toute façon certainement pas TANT ressentir la douleur. Divers arguments qu’on nous ressort à toutes les sauces, alors qu’ils ont été largement invalidés.
Un excellent article d’Antigone sur le sujet.
.

 Evidemment, je comprends pourquoi les gens sont omnivores. Je comprends le manque d’information (qui est de moins en moins une excuse à l’ère de l’information accessible), la tradition, la culture, la gourmandise, l’hypocrisie, la dissonance cognitive, la paresse intellectuelle. Le matraquage des pubs, notre éducation, les recommandations des médecins, l’objectification des animaux. J’ai été sujette à tous ces traits et ces travers, comme tout le monde. Mais j’ai réfléchi, je me suis beaucoup documenté, et j’ai évolué. Vers une voie qui prend en compte le vivant, dans son ensemble. Je n’arrive plus aujourd’hui à porter un regard bienveillant sur la partie de la population qui nie en bloc la souffrance animale. Certains l’assument, d’autres se voilent les yeux, et il y en a qui vont « à leur rythme« , « de la viande seulement une fois par jour » « je fais déjà des efforts » ou autres excuses bidons et/ou insuffisante. Je vais être dure, mais tout cela l’est. Et je ne serai jamais aussi dure que le couteau de l’égorgeur.

L’omnivore TUE. Pas directement, mais il est complice. Complice et coupable. Il existe plusieurs cas.
– Il l’assume (gourmandise assumée, tradition, culture, prétendue supériorité de l’homme) ? C’est un comportement d’affreux. Ah, je suis désolée hein ! Mais que dire de quelqu’un qui vous affirme qu’il se fiche de la souffrance animale ? Qui vous dit que son PLAISIR passe avant LA VIE d’êtres sentients ? (qui ressentent). Eh bien, que c’est un foutu égoïste. Il paraît qu’il faut de tout pour faire un monde. Le monde pour lequel je me bats n’est pas celui-ci.
– Il ne l’assume pas (dissonance cognitive, welfarisme, « oui je sais mais c’est trop bon », « je ne prends que chez le boucher du coin » « les poules sont bien traitées je t’assure » « l’élevage je connais mon grand oncle était éleveur, souvent les conditions sont très bonnes« ) ? C’est un comportement d’hypocrite (et un peu d’affreux). Ben oui, de nos jours, tout le monde commence à savoir que la condition animale est tout à fait catastrophique.
– Il ignore ce qu’implique être omnivore ? Plus après avoir lu cet article.

– Vous êtes végétalien ou vegan ?(car oui, dans le domaine alimentaire, le végétarien tue aussi, voir explications plus bas)
Ça ne vous rend pas supérieur en tant que tel. Mais au moins, vous voulez évitez que les animaux souffrent et vous êtes cohérents dans vos pratiques et votre façon de vous nourrir. Humainement parlant, c’est supérieur, et je ne dis pas ça pour le plaisir de passer de la pommade. Je déteste juger, je déteste dire « t’es un connard, ou un hypocrite, ou un égoïste ». Surtout que tout ceci vient d’un acquis, que nous sommes conditionnés. Mais parfois, il faut tout simplement regarder les choses en face. Ce n’est pas de la méchanceté, de la prétendue supériorité ou du plaisir à rabaisser qui motivent l’écriture de cet article. Ce sont juste des faits.
Ma position sur le sujet étant clarifiée, je vais à présent présenter le végétarisme, le végétalisme et le véganisme. Tout en sachant qu’éthiquement parlant, les deux premiers ne sont que des marches vers le véganisme. On peut très bien passer d’omnivore à végane sans passer par les phases végétarien et végétaliens. Beaucoup revendiquent cependant le « à mon rythme » et « chacun ses choix » (sous-entendu « t’es mignonne mais on te laisse manger ce que tu veux, tu nous laisse manger ce qu’on veut ».)
A mon rythme : pendant que vous prenez votre temps, des animaux sont exploités et massacrés.
Chacun ses choix : Quand un « choix » implique un deuxième individu (l’animal), ce n’est plus un choix individuel. Prenez-en bien conscience s’il vous plaît. Ne pas le faire est égoïste et hypocrite, malhonnête intellectuellement parlant. Je vais le répéter mais c’est important : lorsque je casse les pieds à des omnivores, je me fais la voix de ceux qui ne peuvent pas vous dire qu’ils ne VEULENT PAS être exploités et massacrés. Parfois vous protestez : « je te laisse manger ce que tu veux, laisse-moi manger ce que je veux »? Et l’animal que vous mangez, qui se soucie de ce qu’il veut ? J’espère bien que vous me laissez manger ce que je veux, oui, dans la mesure où mon mode d’alimentation est celui qui engendre le moins de souffrance. Par contre, si le vôtre occasionne de la souffrance et la mort, ce serait aller contre mes principes et contre l’éthique de ne pas vous informer que vous êtes des assassins, source de souffrances inutiles. Evidemment ça ennuie les gens, quand on leur dit ça. Mais eh, c’est la vérité. On parle de VIE, juste comme ça. Le truc auquel vous tenez le plus. Et ça ne serait pas le point de vue des animaux, par hasard ?
J’espère que la différence entre des choix qui ne tuent pas d’animaux et des choix prétendument individuels qui tuent des animaux est bien claire à présent, car elle est de taille.

Pourquoi être végétarien (dans un premier temps)
Et si des question que vous vous posez restent sans réponse, vous pouvez par exemple aller regarder ici. Il y a énormément de réponses aux questions pratiques qu’on peut se poser quand on ne connaît pas bien le végéta*isme.

– Le végétarien dans le sens le plus communément admis est celui qui ne mange pas de viande ni de poisson. On peut cependant apporter quelques nuances.
– Le végétarien qui mange du poisson est un pesco végétarien.
– Le végétarien qui mange des œufs et du lait est un ovo lacto végétarien.
– Le végétarien qui mange de la viande de temps en temps « pour ne pas vexer mamie » « parce que c’est trop dur d’être végétarien à l’extérieur » « parce que j’aime trop ça » n’est pas un végétarien mais un flexitarien.

Pourquoi être végétarien, donc.

Pour les animaux
– L’élevage intensif et industriel (entre 95 et 99% de la production) est un désastre pour la condition animale. Les queues des cochons sont coupées, les becs de volailles sont sectionnés, les cornes des vaches sont brûlées à l’acide. Les animaux passent leur vie parqués dans des cages minuscules, sans aucune distraction, dans la douleur et la folie, au côté de leurs congénères tout aussi malades, désespérés, bruyants, abrutis. On leur vole leurs petits, on les malmène, les violente et on finit par les abattre en misant sur la rapidité bien plus que sur l’efficacité et le sans douleur. Mais quand bien même il y aurait un « abattage humain » (ah ah ah), il n’en demeure pas moins qu’ils sont tués. Ils veulent juste vivre. Et si vous, vous « voulez juste manger », vous pouvez manger autre chose, plutôt que bafouer leur droit le plus élémentaire à vivre.
– L’élevage de proximité ou local TUE également les animaux, même si on essaie de nous vendre leur bien-être pour décomplexer notre plaisir à les bouffer. Leur vie est certes un peu plus « confortable » (un peu plus de place, une nourriture un peu moins chimique et industrielle) mais souvent les procédés de « maintient » (queues, cornes, griffes, becs coupés, pattes entravées) sont les mêmes et le chemin se termine au même endroit : l’abattoir. C’est donc AUSSI un désastre pour la condition animale.

Pour la planète
– L’élevage est le principal responsable de l’accaparement des terres arables (70 % des terres agricoles et 30 % de toute la surface de la terre). La plus grande partie de la production mondiale de céréales est destinée à l’alimentation du bétail. Avec ces aliments, on pourrait facilement remédier à la faim dans le monde, au lieu de nourrir des animaux pour nourrir des humains.
– La consommation de viande consomme beaucoup plus d’eau que la consommation de végétaux. Pour produire un kilo de viande, il faut 5 à 20 fois plus d’eau que pour produire un kilo de végétaux (selon les catégories de végétaux et céréales cultivés). Certains pensent qu’on consommera davantage de végétaux si on est tous végétaliens (et donc qu’on polluera plus), mais c’est faux, puisque les animaux sont nourris pendant des années avec des végétaux pour qu’on finisse par les consommer. Autant consommer directement les végétaux. Plus rapide, moins coûteux et moins de souffrance. On me dira que ce ne sont pas les mêmes végétaux, je vous répondrai qu’il faut de toute façon repenser l’agriculture en profondeur. Mais c’est tout à fait faisable.
– Les animaux produisent du méthane qui pollue l’atmosphère. Leurs excréments, loin d’être tous bien utilisable en engrais, infiltrent les nappes et polluent la terre en profondeur. Les infrastructures pour les loger, les abattoirs, les moyens de transport pour leur fourrage puis pour leur viande, la logistique pour leurs médicaments, pour la fabrication, pour le stockage de leur viande, tout cela pollue. Nous vivons sur une terre trop abîmée pour ne pas faire aussi entendre l’argument écologique. Un bon écolo ne mange pas de viande. C’est du simple bon sens.
– L’agriculture de masse utilisée pour produire l’alimentation de masse de cet élevage de bétail en masse nuit énormément à l’environnement, en occasionnant défrichage, brûlage des terres, utilisation de pesticides violents qui nuisent tant à la terre qu’aux populations locales et au consommateur en général.
Plus d’informations.

Pour votre santé
– Les animaux qui sont consommés par les humains sont, dans le cadre de leur élevage, bourrés de saletés. Ça va des antibio aux anxiolytiques, tant ils sont malades, dégénérés et stressés. Tous ces produits, vous les ingérez également. Alors que vous n’en n’avez pas besoin. De plus, ils sont élevés et abattus dans des conditions tellement déplorables qu’on y retrouve des matières fécales, du pus. Le stockage et le traçage est parfois très limite, qu’il s’agisse de remballe ou de viande de cheval – ou de dieu sait quoi d’autre.
– L’homme est certes, à la base, omnivore. Mais omnivore par OPPORTUNISME, c’est à dire que son régime alimentaire est à la base de la cueillette, un peu de chasse (à la mesure de ses moyens naturels, qui sont, je le rappelle, assez limités). Quelques œufs, grapillés ça et là. Quand il en a l’opportunité, c’est à dire pas tous les quatre matins. Mais donc certainement pas omnivore tel qu’on l’entend aujourd’hui. Et ceux qui se prétendent fièrement « carnivores », j’aimerais beaucoup voir l’état de votre côlon et de vos reins après un mois à ne manger que de la protéine animale. Même Dukon Dukan ne s’y risque pas. Nous ne sommes pas, n’avons jamais été et ne seront jamais carnivores. Cours de biologie de 4e.
– On est globalement en bien meilleure santé quand on est végé (aussi, souvent, parce qu’on fait beaucoup plus attention à la provenance de nos aliments). On digère beaucoup mieux les végétaux et la plupart des légumineuses que la viande ou les produits laitiers : notre côlon est fait pour. Il y a également moins de risques de surpoids (d’autant plus lorsqu’on est végane, même si on ne peut ni ne doit en faire une règle absolue). Mais donc, moins de risque cardio vasculaires, moins de risques d’allergies, moins de risques de cancers divers. La viande (d’autant plus de cette piètre qualité), en se décomposant, fait le lit de nombreuses pathologies.
– Il existe suffisamment de grands sportifs végé pour ne pas qu’on se serve de l’excuse de la viande pour compenser de grands efforts physiques.

On peut donc faire autrement que manger des animaux (ce qui est prouvé scientifiquement, on trouve tous les nutriments essentiels en quantité suffisante dans l’alimentation végétale – hormis la B12… que les animaux prennent aussi en compléments, l’argument d’une nourriture plus « naturelle » parce qu’elle comporterait de la viande est donc irrecevable). Il faut cependant prêter attention à ce qu’on mange lorsqu’on est végétarien ou végétaliens, les risques de carence sont là. Mais tout comme dans l’alimentation omnivore.

A la lumière de tout ce qui a été évoqué plus haut, j’estime que c’est un crime éthique de faire souffrir, tuer et consommer des êtres sentients qui ne demandaient qu’à ce qu’on leur fiche la paix. Mais ce sont des animaux élevés exprès pour les manger, ils ne seraient pas là sans nous, m’objecteront certains. Oui, et vu leur existence de souffrance, parqués dans des bouges sans nom, avec une vie raccourcie et terminée dans la merde, la pisse (tout ce stress) et le sang, ils auraient mieux fait de ne pas voir le jour. C’est comme ça.
Que ce soit néanmoins clair : quand bien même les animaux seraient élevés « correctement » et abattus « sans douleur », on ne peut éthiquement pas cautionner le meurtre d’êtres vivants alors qu’il existe une alternative végétale.

 

_________________________________________________________________________________________________________________________

Pourquoi être végétalien puis végane

Les végétaliens sont ceux qui ne mangent aucune viande, aucun poisson, ni AUCUN PRODUIT D’ORIGINE ANIMALE.
Ce qui exclut : le lait, les œufs, le miel. Partez tout simplement du principe que si la nourriture provient d’une façon ou d’une autre d’un animal, c’est qu’elle n’est pas végétalienne.

Pourquoi être végétalien : prenez tous les arguments du végétarisme et ajoutez-y les faits suivants, résumés en illustrations.
[l’auteur parle de véganisme, mais les éléments recensés sont également ceux des végétaliens]

 

Le lait, les yaourts, les fromages.

pl

lait-2

 

Les œufs


oeufs

Oh et puis, un point qui n’est pas mentionné : s’il vous plaît ! Quand vos voisins, vos parents ou votre petit agriculteur du coin se rendent compte que leurs poules ne pondent plus, qu’est-ce qu’ils en font ? Ils les tuent et les mangent, dans la quasi totalité des cas. En consommant leurs œufs, vous cautionnez leurs pratiques, même si vous ne mangez pas vous-mêmes les poules « réformées » (ce terme me dégoûte).
De plus, une poule à l’état naturel pond entre 30 et 40 œufs par an. Prendre leurs œufs quotidiennement (ou dès qu’ils sont pondus) stresse les poules et stresse également leur organisme, car elles pompent sur leurs réserves en minéraux pour pondre et fabriquer la coquille. Si vous avez des poules « de récup » (poules blessées ou réformées-vivantes récupérées chez des parents, amis, élevages… ) chez vous et qu’elles pondent occasionnellement, laissez-leur donc leurs œufs. Qu’elles les couvent ou qu’elles les mangent, à leur gré. Ce sont LEURS œufs après tout.

 

Le miel

miel


Ce qui nous mène au véganisme, donc.

 Le véganisme tient compte de tous les arguments cités plus haut, et continue dans la logique du fait que les animaux ne sont pas à notre disposition pour être consommés, exploités ou testés. On s’écarte des arguments « santé humaine » et « écologie ». On reste vraiment axé sur le respect de l’animal en tant qu’être sentient qui demande juste qu’on lui fiche la paix.
Dans les discussions opposant les véganes et les spécistes, il peut y avoir quelques « cas épineux »‘ de type : »certains animaux sont en voie de disparition, il faut les maintenir en captivité pour leur propre sécurité » ou « les inuits ont besoin de poisson« . Procédons par simple logique.
Les véganes ne sont pas contre des réserves naturelles où les animaux peuvent s’ébattre avec l’espace nécessaire à leur bien être total. Les véganes ne sont pas opposés à l’aide humaine concernant les animaux. Les véganes ne veulent juste pas que ces animaux soient enfermés, mangés, utilisés ou exploités.
Il existe cependant quelques populations ou tribus dans divers endroits du globe qui chassent ou consomment des animaux, en étant dans l’impossibilité de faire autrement. Les véganes sont contre l’exploitation animale mais comprennent fort bien et acceptent totalement les impératifs liés à certains environnements. Nous avons le choix, nous autres occidentaux. Commençons par faire les bons choix nous-mêmes au lieu de nous servir des inuits, pygmées et compagnie pour affirmer « tout le monde ne peut pas être végane donc je ne vais pas l’être, na« .

Le végane écarte donc tous les produits d’origine animale et testés sur des animaux.
Pas de fourrure, pas de cuir, pas de laine, pas de rembourrage de plume ou de duvet.
Des cosmétiques, produits d’hygiène ou d’entretient non testés sur les animaux. Encore une fois, il faut savoir faire preuve d’un minimum de jugeote et de clairvoyance.

cascomplexes

 

Concernant les loisirs, être végane implique de ne pas cautionner les cirques, les zoos, les aquariums, la chasse (sans blague), la corrida, les « jeux de vachettes », l’équitation.
Quelques visuels parlants

chasse

equitation

zoo

cirque
Bref, le véganisme, c’est être pour la considération et le respect du vivant.
J’ai du mal, beaucoup de mal, à comprendre pourquoi certains, mis devant cette évidence, continuent à exploiter et à faire souffrir des milliers d’animaux.
Car être végane, ce n’est pas être extrême, comme on l’entend parfois. Ce qui est extrême, c’est d’élever à la chaîne des animaux et de les abattre sans aucune pitié ni considération (car non, on ne peut pas respecter et tuer, désolée mais c’est antinomique).
On est ce que l’on mange. Tout le monde devrait prendre un moment pour se demander ce qu’il mange, pourquoi il le mange, et s’il a vraiment envie – ou s’il se fiche vraiment – d’être à l’origine de tant de souffrance. Alors qu’il peut faire autrement.
Certains décident de s’en moquer. Ce à quoi je répondrais que nous vivons dans un monde de violence, d’égoïsme, de guerres et de convoitise, de malveillance, d’individualisme. Si tel est le monde dans lequel vous souhaitez vivre, je ne peux que le déplorer. Si tout ça vous est égal, je ne peux que le déplorer. Sinon, le premier pas commence par l’alimentation sans cruauté.